Comment bien choisir son contrat d’assurance vie ?

Comment bien choisir son contrat d’assurance vie ?

Comment bien choisir son contrat d’assurance vie ? – En 2015, les épargnants en assurance-vie ont déposé plus de 25 milliards d’euros supplémentaires. Fort de leur succès, les contrats d’assurance vie sont de plus en plus prisés et les propositions des banques et assurances ne faiblissent pas. Comment choisir son assurance vie ? Explications par Michaël Mahiddini.

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Les assurance vie multi-support

2016 s’annonce tout aussi bonne que 2015 pour les contrats d’assurance-vie. En effet, comme l’explique Michaël Mahiddini, rien ne devrait ralentir la baisse du fonds en euros. Les premiers taux apparus pour 2015 confirment la baisse anticipée, avec une moyenne estimée à 2,25%. Contre un peu moins de 2,5% au titre de 2014 et de 2,7% pour 2013.

Aussi, pour trouver le meilleur contrat en assurance-vie, explique Michaël Mahiddini, intéressez-vous à la réserve de gains (provision pour participation aux bénéfices) de l’assureur, qui doit être assez consistante pour pouvoir y puiser dans les années à venir (l’assureur a 8 années pour la redistribuer). A titre d’exemple, certaines mutuelles comme la MIF et la GMF sortent du lot avec une distribution de généreux rendements et une réserve respective à 2,38% et 3,65 %.

Attention, précise Michaël Mahiddini, servir des taux supérieur à la moyenne ne signifie pas forcément que l’assure dispose d’une réserve conséquente. Comme c’est le cas des assureurs en ligne comme Fortuneo dont la réserve est à moins de 1% et nulle chez Spirica.

Enfin, le choix d’un placement de 10 à 15% de la mise sur des «fonds à coupons» indexés sur la Bourse, que proposent régulièrement ­certains assureurs, pourrait être plus que judicieux pour l’année 2016 explique Michaël Mahiddini. Car, poursuit-il, si, à la date ­anniversaire de la souscription, l’indice boursier de référence a grimpé, l’assureur vous restitue l’argent placé, augmenté d’un coupon de 7 à 10% par an, calculé sur le capital net de frais. A contrario, si l’indice a baissé, il vous faudra attendre un an de plus rendez-vous l’année suivante pour une nouvelle constatation et ainsi de suite. Enfin, cas peu probable, si, à l’échéance du fonds (environ huit à dix années), l’indice n’a toujours pas grimpé, l’assureur vous restitue le capital investi (sauf dans le cas où l’indice aurait perdu plus de 30 à 40%, il est donc important de se renseigner avant de choisir ses « fonds de coupons »), explique Michaël Mahiddini.

En ce qui concerne la fiscalité des assurances vie multi support, précise Michaël Mahiddini, les gains sont taxés au barème de l’impôt sur le revenu ou sur option à 35% avant la fin de la quatrième année et à 15% jusqu’à la huitième année. Au delà de ces 8 ans, dans le cas où vous auriez contracté une assurance vie dont l’échéance du fonds est à 10 années, les contrats sont exonérés d’impôts dans la limite de 4600 euros par an ou 9200 euros pour un couple. Au delà de ces seuils, explique Michaël Mahiddini, les gains sont imposés à 7,5%. A cela, s’ajoutent les taxes sociales à 15,5% qui sont prélevées chaque fin d’année sur les intérêts du fonds en euros ou à chaque retrait en cours d’année.

Dans le cas d’une sortie en rente, souligne Michaël Mahiddini, la somme est imposée à l’impôt sur le revenu sur une part de son montant et ce, en fonction de l’âge de déclenchement. Ainsi, poursuit-il, la taxe sera de 70% avant 50 ans, de 50% entre 50 et 59 ans, de 40% entre 60 et 69 ans, et 30% à partir de 70 ans.

Par ailleurs, en cas de décès du souscripteur, c’est l’âge de ce dernier lors des versements qui déterminera la fiscalité. Pour les sommes investies avant 70 ans, le capital est transmis sans droits de ­succession dans la limite de 152 500 euros par bénéficiaire. L’excédent est imposé à 20% ou à 31,25% à partir de 700 000 euros. Pour les cotisations après 70 ans, l’abattement atteint 30 500 euros, tous bénéficiaires confondus, et ne porte que sur les primes versées. Les gains, eux, sont totalement exonérés.

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Les Nouveaux fonds Euro-Croissance

Les Nouveaux fonds Euro-Croissance suscitent nettement moins d’intérêts que les contrats d’assurances vie multi support. En effet, lancés en 2014, ils cumulent une collecte limitée à 100 millions d’euros par mois.

L’explication de cette désertation est simple, selon Michaël Mahiddini, puisque non seulement ils ne garantissent pas le capital investi avant 8 ans pour les meilleurs contrats mais aussi parce que le risque de perte est trop important dans le cas d’un retrait avant échéance. Enfin, leur lancement c’étant fait alors que les taux obligataires étaient au plancher (0,85% à la mi-novembre 2014), leur rendement pourra difficilement dépasser celui d’un fonds euros classique.

D’un point de vue fiscal, explique Michaël Mahiddini, les nouveaux contrats euro-croissance sont identique à celle de l’assurance vie classique. Le transfert du capital d’un contrat traditionnel vers un Euro-croissance est possible sans perte d’antériorité fiscale, à condition que vous restiez chez le même assureur et qu’au moins 10% de l’encours du fonds euros de l’ancien contrat soient ­affectés à l’Euro-croissance.

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L’assurance vie « génération »

Comme les nouveaux contrats euro-croissance, l’assurance vie dite « génération » a été créée en 2014, explique Michaël Mahiddini. Ces contrats permettent de réduire la fiscalité lors de la transmission, et ce, grâce à un abattement de 20 % qui s’ajoute à celui de 152 500 euros par bénéficiaire. Ainsi, calcule Michaël Mahiddini, pour 600 000 euros transmis, le contrat d’assurance vie « génération » permet une économie de 27% avec une taxation de 65 500 euros, au lieu de 89 500 euros pour un contrat classique.

Cependant, précise Michaël Mahiddini, au moins un tiers de l’épargne doit être placé à risque dans des PME, du logement social ou des entreprises solidaires. Ainsi, poursuit Michaël Mahiddini, les fonds de ces nouveaux contrats (pour la plupart investis en actions de PME) ont versé jusqu’à 29,15% de gain. Toutefois, les performances de ces contrats restent aléatoires, souligne Michaël Mahiddini. Il est donc moins judicieux de s’engager sur un tel contrat trop jeune ou pour des sommes inférieures à 200 000 euros.

D’un point de vue fiscal, la fiscalité de l’assurance vie « génération » est identique à celle d’un contrat classique précise Michaël Mahiddini, sauf en cas de décès où un abattement spécifique de 20 % s’applique sur la valeur transmise avant un abattement standard de 152 500 euros pour les sommes versées avant 70 ans.

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