L’assurance-vie, le fleuron de l’épargne ?

L’assurance-vie, le fleuron de l’épargne ?

L’assurance-vie, le fleuron de l’épargne ? – L’année 2015 a été un bon cru pour les contrats d’assurance-vie. En effet, l’Association française de l’assurance (AFA) détaille une collecte nette de 24,6 milliards d’euros en France, la meilleure performance depuis 2010. Comme l’explique Michaël Mahiddini, cela souligne l’attrait indéniable de l’assurance-vie, en vertu de ses nombreux avantages notamment fiscaux.

Une fiscalité avantageuse

Le succès de l’assurance-vie en France tient particulièrement à sa fiscalité avantageuse. En effet, comme l’explique Michaël Mahiddini, tant qu’aucun retrait d’argent n’est réalisé sur un contrat d’assurance-vie, les plus-values réalisées dans le cadre de ce placement ne sont pas imposées, contrairement à celles d’un compte-titre. Cet élément se retrouve dans le cadre d’un PEA.

Les autres avantages fiscaux sont nombreux : retrait partiels autorisés avec une imposition des bénéfices proportionnelle aux montants des retraits, fiscalité minimale après 8 ans de détention (prélèvement forfaitaire libératoire de 7,5% sur les bénéfices) et fiscalité déjà avantageuse avant-même l’échéance des 8 années de détention du contrat. Le contrat d’assurance-vie est par ailleurs transmis à un bénéficiaire désigné en cas de décès, avec une exonération des frais de succession.

Fonds en euros ou unités de compte ?

On associe souvent les contrats assurance-vie aux « fonds en euros », toutefois, rappelle Michaël Mahiddini, l’argent placé peut être réparti selon deux types de placements :

  • Les « fonds en euros »

Le fonds en euros d’une compagnie d’assurance-vie est un fonds directement géré par l’assureur pour le compte de ses assurés. La gestion de cet actif, explique Michaël Mahiddini, dégage des produits financiers que la compagnie d’assurance doit reverser à hauteur de 85 % au minimum à ses assurés.

L’objectif des « fonds en euros » reste donc en partie de protéger son épargne de l’inflation. Par ailleurs, précise Michaël Mahiddini, l’avantage non négligeable des « fonds en euros » est qu’ils ne font courir aucun risque de perte en capital pour l’assuré : En effet, quelles que soient les évolutions des marchés financiers. Qui plus est, les intérêts acquis sont définitivement inscrits sur le fonds en euros de votre contrat d’assurance-vie et portent eux-mêmes des intérêts (le fameux effet « cliquet »). Enfin, précise Michaël Mahiddini, les « fonds en euros » permettent à l’assuré un rendement annuel régulier en ceci, que pour l’obtenir, l’assureur investit l’épargne confiée, principalement dans des obligations en veillant à la bonne qualité des émetteurs sélectionnés.

  • Les « unités de compte »

Contrairement aux fonds en euros, la valeur des unités de compte évolue à la hausse comme à la baisse, en fonction de l’évolution des marchés financiers. L’assureur n’est alors plus tenu de garantir la valeur en euros de l’épargne du souscripteur mais uniquement le nombre d’unités de compte. Mais cette diversité offerte au souscripteur la possibilité de dynamiser son épargne en choisissant des supports financiers potentiellement plus performants que le fonds en euros.

Ainsi, explique Michaël Mahiddini, le faible risque des fonds en euros provient de leur placement à environ 80% en obligations « très peu risquées » par les assureurs-vie, contre moins de 10% en actions et 5% en immobilier.

En 2015, le rendement des fonds en euros d’assurance-vie s’est élevé en moyenne à 2,3% brut (environ 1,90% net après prélèvements sociaux). C’est moins bien qu’en 2014 (2,5% brut) et qu’en 2013 (2,8% brut), mais toujours mieux que les taux du Livret A (0,75% net) ou des nouveaux PEL (1,5% brut, soit 1,27% net) pour un profil de risque semblable. Ce tassement du rendement des fonds en euros semble inexorable à court terme à cause de l’affaiblissement du rendement des obligations ces dernières années.

Pour autant, dans l’actuel contexte d’« inflation zéro » en Europe, poursuit Michaël Mahiddini, ces rendements restent appréciables, et même plus intéressants qu’il y a une dizaine d’années, où l’inflation à 3% pouvait nettement réduire l’intérêt réel des placements qui pouvaient atteindre 4%. Il est important de noter, précise Michaël Mahiddini, que le taux de rendement des fonds en euros varie d’un établissement à l’autre en fonction de sa composition et des « provisions pour participation aux bénéfices » (PPB) retenues ou reversées chaque année par les assureurs-vie.

Gestion pilotée ou gestion libre ?

Comme l’explique Michaël Mahiddini, la plupart des assureurs-vie proposent par différents types de gestion en fonction des préférences des épargnants :

  • La gestion pilotée

Avec ce type de gestion, explique Michaël Mahiddini, le client choisit à l’avance son profil d’investissement, généralement prudent (obligations/monétaire), dynamique (actions) ou équilibré (un peu des deux). Puis, une société de gestion prend en main la suite des opérations pour s’occuper du choix des investissements adaptés au client.

  • La gestion livre

À l’inverse, la gestion libre (ou « directe ») laisse aux épargnants l’ensemble des choix d’investissements. Destiné aux clients plus avertis sur le fonctionnement des marchés financiers, ce mode de gestion permet d’être maître de son épargne en choisissant soi-même l’allocation de son épargne.

© Michaël Mahiddini

Michael MAHIDDINI – APA ASSURANCES – 9, rue Berteaux Dumas – 92200 Neuilly-sur-Seine 01 48 45 09 49

Michael MAHIDDINI – SERENIUM FINANCES – 9, rue Berteaux Dumas – 92200 Neuilly-sur-Seine 01 48 45 09 49

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