Pour 2016, placez votre argent sans risques.

En cette veille de nouvel an qui affiche des taux d’intérêt extrêmement bas, Michaël Mahiddini vous conseille sur les placements sans risques et non bloqués. Grâce à nos conseils, assurez-vous un début 2016 sur les chapeaux de roues.

Selon la Banque de France, l’ensemble des Français dispose d’une épargne de précaution qui dépasse les 1000 milliards d’euros pour les actifs liquides et non exposés au risque (cash, compte courant, livret). Michaël Mahiddini rappelle à ce titre et, selon la logique patrimoniale, que l’épargne de précaution qui doit rester disponible en cas de coups durs, ne devrait pas excéder quelques mois de salaires seulement. Ajoutons à ces 1000 milliards d’euros d’épargne, les comptes à terme, comme le plan d’épargne logement (PEL) et le fonds en euros de l’assurance vie – des enveloppes sans risques mais qui offrent de faibles liquidités -, on atteint les 2740 milliards d’euros. Si on devait simuler la répartition de ce beau pactole au nombre de personnes vivant en France, cela représenterait 41 325 euros par habitant.

En ce début d’année, faites le point sur les différents produits auxquels vous avez souscrits et le montant total qui s’en dégage. Si vous pensez pouvoir vous le permettre, vous pouvez placer une partie de ce montant sur un support un peu plus risqué et – si bien choisi – plus performant.

Michaël Mahiddini vous conseille sur les produits phares de ce début d’année qui vous assureront de bien placer votre argent.

1. Les incontournables pour se prémunir des imprévus

Michaël Mahiddini nous explique quel choix se trouve être le plus judicieux entre les différents livrets défiscalisés et ce, en fonction du type d’épargne souhaité.

En effet, la popularité des livrets A et du livret de développement durable (LDD) n’est plus à contester. Malgré leur taux peu attractifs (0,75 %), ces livrets restent des incontournables pour les placements sans risques et non bloqués. Même si les taux de ces livrets seront revus le 1er février 2016 en fonction de l’inflation, il ne faudra pas s’attendre à un changement notoire. La relève du taux risque d’être négligeable, il ne faudra donc pas compter dessus pour faire davantage fructifier votre épargne en 2016.

Comme le rappelle Michaël Mahiddini, même si les taux d’intéressement s’avèrent minimes, ces livrets ont quand même de nombreux atouts. En effet, les intérêts dégagés par votre épargne son exempts de toute fiscalité et votre argent est immédiatement disponible. Toutefois, il peut être nettement plus intéressant pour être défiscalisé, de ne pas plafonner son livret A ou LDD qui ne peuvent excéder réciproquement 22 950 euros et 12 000 euros, pour être défiscalisé, mais de se concentrer sur un autre livret, le LEP (Livret d’épargne populaire). En effet, comme l’explique Michaël Mahiddini, le LEP correspond le mieux aux foyers faiblement imposés puisqu’il propose une gratification majorée de 0,5 point. Les livrets fiscalisés quant à eux, sont soumis aux prélèvements sociaux et à l’impôt sur le revenu au taux marginal d’imposition. Ce derniers choix peut se révéler très lucratif, à condition de tomber sur des offres promotionnelles.

Voici, selon Michaël Mahiddini les livrets fiscalisés les plus intéressants du moment :

Le livret Cetelem rémunère chacun des douze premiers versements à 2 % dans la limite de 53 000 euros de mise initiale puis de 2000 euros de placement par mois. Ensuite, le taux passe à 1 %.

Le Compte Epargne de Tookam plafonné à 20 000 euros, propose un taux à 4 % pendant trois mois puis 1 %.

Le Livret Hello + de Hello Bank peut quant à lui être très intéressant pour les épargnants disposant de gros montants, puisque le taux grimpe à 1,80 % au delà de 500 000 euros.

Le Livret Zesto de RCI Banque se distingue des autres par un taux de base de 1,70 %. A titre d’exemple, cela représenterait une rémunération de 1,20 % net d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour un contribuable dans la tranche à 14%.

Enfin, pour les épargnants qui pourraient immobiliser leur épargne plusieurs années, il pourrait être plus astucieux de placer leur argent sur des comptes à termes ou à taux progressifs. A l’image du Livret Pepito, chez RCI Banque (réservé aux souscripteurs du Livret Maison) qui propose un taux annuel moyen de 2,50 % pour une immobilisation de 3 ans; mais aussi Distingo Fixe, chez PSA Banque qui assure un rendement s’élevant à 2,20 % sur une période de deux ans.

2. Le crash annoncé des parts sociales

Michaël Mahiddini déconseille les parts sociales. En effet, même si ces dernières sont sans risques, elles ne proposent désormais que de faibles avantages. Les parts sociales, proposées par les banques mutualistes sont rémunérées chaque année d’après un dividende fixé en Assemblée Générale. Ce dividende étant imposable, bénéficie d’un abattement de 40 % et est plafonné par le taux moyen de rendement des obligations des sociétés privées (TMO), or, celui-ci en est en chute libre. A titre d’exemple, en 2015, les parts sociales ont versé au mieux, une rémunération de 1,89 % et n’a fait que chuter avec la baisse du TMO, qui, au premier semestre 2015 s’est élevé à 0,96 %. Michaël Mahiddini insiste donc sur la chute irrémédiable du taux des parts sociales.

Par ailleurs, les parts sociales peuvent être détenues dans plusieurs plans d’épargne, comme le PEA (Plan d’Epargne en Actions). Mais aussi le PEL (Plan d’Epargne Logement) qui conserve en revanche toute son attractivité, même si en février 2015 sa rémunération avait été revue à la baisse, le faisant passer de 2,5 % à 2 % de taux de rémunération. En effet, après les prélèvements sociaux, le taux net du PEL peut monter à 1,69 % si le plafond reste bloqué pendant au moins deux ans. Il peut donc être intéressant d’y souscrire vite avant un éventuel nouveau fléchissement.

3. Que choisir entre PEL (Plan d’Épargne Logement) et Assurance Vie (Fonds en euros)

Michaël Mahiddini souligne aussi le choix judicieux que peut représenter les fonds eu euros de l’Assurance Vie ou le Plan d’Épargne logement (PEL). En effet, même si cette épargne est prévue pour une gestion patrimoniale de long terme, il reste que votre épargne n’est pas bloquée et reste disponible si vous le souhaitez.

Cependant entre le PEL et les fonds en euros servis en moyenne à 2,50 % en 2015 hors prélèvement sociaux et probablement revus à la baisse en 2016, la concurrence se fait rude. Michaël Mahiddini vous aide à faire votre choix en comparant les deux produits.

Les plafonds

Le PEL propose un plafond de 61 200 euros mais sous certaines conditions : le versement initial doit être d’au moins 225 euros et vous devez ajouter 270 euros par semestre, soit l’équivalent de 45 euros par mois.

L’Assurance Vie quant à elle ne prévoit aucune limite de versement et permet le cumul de plusieurs contrats.

Les garanties de l’Epargne

Avec le PEL, votre épargne est garantie. Dès lors, en cas de faillite de la banque, le Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR) prend en charge jusqu’à 100 000 euros de dépôt bancaire par personne, le plafond du PEL étant de 61 200 euros, la FGDR prend aussi en charge les sommes déposées sur le compte courant, les livrets bancaires et le PEL.

Pour l’Assurance Vie, c’est le Fonds de garantie des assurances de personnes (FGAP) qui prend le relais en cas de faillite de la banque et ce, jusqu’à 70 000 euros.

La rémunération

Les taux du PEL ne peuvent actuellement descendre en dessous de 2 %. Cependant, cela pourrait changer au 1er février 2016, puisque les taux vont être revus en fonction de l’inflation. Le niveau de rémunération du PEL est figé durant toute la durée de vie de l’enveloppe. Après 4 ans d’immobilisation, une prime d’Etat de 1525 euros maximum peut être acquise à condition de souscrire un crédit logement. Enfin, en cas de retrait avant deux ans, la rémunération de cette enveloppe est égale à celle du compte épargne logement, c’est-à-dire 0,50 %.

Les taux de l’Assurance Vie quand à eux ne sont pas fixes mais décidés par les assureurs chaque année. En 2014, les fonds en euros ont rapporté en moyenne 2,50 %, mais des écarts non négligeables existent d’un contrat à l’autre, les taux peuvent varier en fonction des assureurs, de l’encours placé et de la part d’épargne allouée à des unités de compte.

Frais bancaires

Le PEL a un avantage flagrant sur la question puisqu’il ne comprend aucun frais bancaire. En effet, la souscription est gratuite et aucun frais n’est demandé pendant toute la durée du contrat. Seuls les frais d’un transfert de compte d’un établissement à un autre peuvent être facturés.

Les frais de l’Assurance Vie sont liés au contrat et non au support d’investissement. Michaël Mahiddini nous explique qu’il faut compter en moyenne 3 %de frais sur versement, sauf chez les courtiers en ligne, et 0,60 % de frais de gestion annuels.

Blocage des fonds

Michaël Mahiddini tient à souligner que si l’épargne du PEL et de l’Assurance Vie ne sont pas bloqués, ils n’en restent pas moins des produits difficilement utilisables pour gérer les liquidités du quotidien. En effet, pour le PEL par exemple, tout retrait provoque la fermeture du Plan. Par ailleurs, comme nous l’avons déjà précisé, tout retrait avant 2 ans entraîne une baisse des taux de rémunération et tout retrait avant 3 ans vous fera perdre vos droits à prêt et à la prime d’Etat, enfin tout retrait avant 4 ans divisera la prime de moitié. A l’instar du PEL, l’Assurance Vie permet aussi le retrait de votre épargne et ce, à tout moment. En revanche, la fiscalité dégressive prévue par les fonds en euros incite quand même à immobiliser son épargne au moins huit ans.

Fiscalité

La rémunération du PEL, y compris la prime d’Etat est uniquement soumise aux prélèvements sociaux (15,5 %). Michaël Mahiddini signale qu’à partir de 12 ans, l’épargnant devra s’acquitter en sus de l’impôt sur le revenu, à votre taux marginal d’imposition. Les contribuables épargnants déclarant moins de 2000 euros d’intérêts peuvent demander un prélèvement libératoire forfaitaire de 24 %.

En Assurance Vie les gains ne sont imposables que lorsque l’épargnant retire de l’argent du contrat, à l’exception des prélèvements sociaux sur le fonds en euros qui sont ponctionnés chaque année. Concernant l’impôt sur le revenu, la rémunération peut être intégrée à la déclaration de revenus du contribuable et soumis à un forfait qui se veut dégressif avec l’âge du contrat. A titre d’exemple, après huit ans, ce taux s’élève à 7,5 % après un abattement de 4 600 euros pour un célibataire et 9 200 euros pour un couple.

Transmission

En principe, au décès de l’épargnant, le PEL est résilié. Les sommes intègrent l’actif successoral et sont taxées selon les règles légales. Si le produit a plus de quatre ans, les héritiers peuvent bénéficier du prêt. Le détenteur du plan peut en outre, de son vivant, céder ses droits à prêt à un membre de sa famille détenteur d’un plan d’au moins trois ans.  Pour l’Assurance Vie, des règles spécifiques s’appliquent. Pour les contrats ouverts depuis le 13 octobre 1998, chaque bénéficiaire a droit à un abattement de 152 500 euros sur les capitaux perçus par le biais de l’assurance vie, tous contrats confondus. Au-delà, une taxation à 20 % s’applique. Pour les sommes supérieures à 700 000 euros, ce taux grimpe à 31,25 %.

Pour conclure, Michaël Mahiddini explique que, si le PEL bénéficie d’un taux intéressant et d’une fiscalité imbattable jusqu’aux douze ans du produit, l’Assurance Vie paraît tout de même remporter la partie. En effet, si l’épargnant souhaite voir loin, l’Assurance Vie paraît plus intéressante grâce à une fiscalité très avantageuse, surtout pour la transmission, sous condition bien sûr de souscrire à des contrats bien rémunérés.

MAHIDDINI Michael.

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