Quelle stratégie d’épargne devez-vous adopter à votre âge ?

Quelle stratégie d’épargne devez-vous adopter à votre âge ?

Quel que soit votre âge, vous pouvez adopter une stratégie d’épargne ou placements. Mais tous ne se valent pas, car la qualité de certains produits dépend de l’expérience, de l’âge et des fonds d’épargne des assurés. Aussi, quelle est la stratégie d’épargne la mieux adaptée à votre âge ? Michaël Mahiddini vous donne des réponses.

Stratégie d’épargne pour les 20 à 30 ans.

Quels sont les meilleurs placements pour de jeunes actifs ? Quelles sont les meilleures stratégies d’épargne pour les grandes étapes de la vie active ? C’est autour de 20 à 30 ans, que les jeunes gens entrent dans la vie active.

C’est aussi durant cette période que beaucoup de jeunes pensent acheter leur premier logement et même y fonder une famille. Ainsi, explique Michaël Mahiddini, les choix de placements et leur stratégie d’épargne sont déterminants.

La première décision financière d’importance que vous devez prendre, explique Michaël Mahiddini, est de tout faire pour éviter les ennuis financiers. Dès lors, il est important de dépenser moins que vous ne gagnez. La chose paraît simple, mais si le taux d’endettement des Français est si important (plus de 85 % du revenu disponible), c’est parce qu’une majorité de travailleurs ne fait pas de budget.

Pas besoin d’être expert comptable pour faire votre budget, un cahier, un stylo et un peu de bon sens suffiront. Notez ce que vous dépensez et ce que vous gagnez, afin de répéter ce qui fonctionne. Vous pouvez même faire votre budget à l’aide de votre smartphone en téléchargeant des applis comme Daily Budget, Budgea, Budget Malin, Ixpenselt + Income, Pocket Budget, etc…

Payez-vous en premier

La première dépense à inscrire dans votre budget doit être l’épargne !

Michaël Mahiddini vous recommande d’épargner 15 % de vos revenus nets d’impôts. Une fois avoir reçu votre salaire, la première chose à faire est donc de faire un prélèvement automatique de 10 % pour l’épargne à long terme et 5 % pour l’épargne à court terme. L’épargne à long terme vous servira pour l’achat d’un bien immobilier par exemple, d’une voiture ou autre. Quant à l’achat à court terme, il vous permettra de vous préserver des coups durs en vous assurant un fonds d’urgence (maladie, accident, perte d’emploi ou tout autre imprévu.). Michaël Mahiddini vous suggère de vous constituer un matelas de sécurité équivalent à trois mois de salaire au minimum.

Concernant les supports, vous avez l’embarras du choix : Livret bancaire réglementé, livret d’épargne, assurance-vie (même s’il est recommandé de ne pas faire de rachat avant 4 ans pour des raisons fiscales)… à vous d’étudier les meilleurs offres en fonction des taux de rémunération du moment.

L’assurance-vie semble être LA solution incontournable du moment concernant l’épargne, explique Michaël Mahiddini. Elle vous permet de répondre à plusieurs objectifs, que que soit votre horizon de placements.

Vous pouvez en souscrire une dans le but d’épargner afin de réaliser à moyen terme un projet, immobilier par exemple. Ainsi, explique Michaël Mahiddini, vous placez une partie de votre épargne sur des supports financiers : les unités de compte, et pouvez ainsi bénéficier du potentiel de croissance des marchés financiers.

Toutefois, poursuit Michaël Mahiddini, il est important de noter que la valeur des unités de compte est sujette à fluctuation et dépend en particulier de l’évolution des marchés financiers. Le souscripteur assume seul le risque d’investissement sur le support en unité de compte.

Pensez à préparer votre retraite

Il n’est jamais trop tôt pour commencer à préparer sa retraite, explique Michaël Mahiddini. Pour cela, épargnez sur votre contrat d’assurance vie pendant au moins 8 ans, afin de bénéficier de la fiscalité avantageuse de ce type de contrat.

En cas de contrat d’assurance vie à durée déterminée, vous aurez le choix, en fin de contrat :

  • récupérer votre épargne sous forme de capital, effectuer des rachats partiels au fil de vos besoins ou
  • bénéficier d’une rente à viepour compléter vos revenus. Idéal pour un complément de revenus lors de votre retraite.

En cas de contrat souscrit pour une durée de vie entière, vous pouvez le racheter totalement, quand vous le souhaitez.

Investir dans sa résidence principale

Entre 20 et 30 ans, c’est aussi l’âge idéal pour devenir propriétaire de son logement, explique Michaël Mahiddini, car, vous aurez au plus tard, terminé de rembourser votre prêt immobilier à 55 ans.

Si comme de nombreux français vous revendez votre 1er  logement au bout de 5 à 8 ans parce que la famille s’agrandit, la plus-value éventuellement dégagée pourra être réinvestie dans un deuxième achat. Par ailleurs, le montant de l’assurance emprunteur adossée à votre crédit immobilier est plus simple a acquérir, votre jeune âge vous permet plus facilement (si vous êtes en bonne santé) de souscrire auprès de la société d’assurance de votre choix, un contrat mieux adapté à votre situation personnelle.

Investir sur les marchés boursiers

Investir en bourse peut être une solution appropriée pour les 20 / 30 ans, explique Michaël Mahiddini, car il s’agit d’un placement potentiellement rémunérateur sur le long terme.

En complément de votre assurance vie, qui vous permet d’investir sur les marchés financiers à travers des OPCVM, vous pouvez souscrire un PEA (Plan Epargne en Actions) dans le cadre d’un contrat de capitalisation ou ouvrir un compte-titres.

Il convient de préciser, poursuit Michaël Mahiddini, que la valeur des unités de compte est sujette à fluctuation à la hausse comme à la baisse dépendant en particulier de l’évolution des marchés financiers. Le souscripteur assume seul le risque d’investissement sur le support en unité de compte.

Stratégie d’épargne pour les 30 à 40 ans.

Comme pour l’intervalle des 20 à 30 ans, les premières règles nécessaires à l’épargne restent de dépenser moins que ce que l’on gagne et de vous payer en premier, explique Michaël Mahiddini. C’est à dire de placer l’épargne avant toutes les autres obligations.

Voilà plusieurs années que vous travaillez. Dans ce cas, si votre employeur propose un régime d’épargne, cotisez au maximum afin de profiter de tous ses avantages (ex. l’entreprise égale vos cotisations jusqu’à 5 %). Vous devrez aussi vous intéresser aux choix des placements, poursuit Michaël Mahiddini. À long terme, l’écart entre un portefeuille qui ne rapporte que 2 % vs 5 % peut représenter des dizaines de milliers d’euros de différence.

La sécurité financière passe par l’épargne

Votre épargne, c’est la «fondation» de votre sécurité financière. Votre fonds d’urgence personnel doit contenir trois à six mois de vos dépenses courantes.

Laissez cet actif dans un compte d’épargne à haut rendement sans échéance ni pénalité. Lorsque celui-ci est bien garni, passez aux autres catégories d’épargne.

Pour les jeunes familles qui ont des enfants, les livrets d’épargne, livrets bancaires réglementés et assurance-vie ne sont pas un luxe, mais une nécessité.

Ouvrir des livrets

A cet âge, on peut sans trop devoir se serrer la ceinture, commencer à se constituer une épargne de précaution. Commencez donc par faire le plein des livrets défiscalisés, c’est-à-dire sans impôt sur le revenu, ni prélèvements sociaux, explique Michaël Mahiddini. Ainsi, qu’il s’agisse du livret A, du livret de développement durable (LDD) ou du livre d’épargne populaire (LEP), vous avez l’embarras du choix. Si vous remplissez les conditions (plafond de revenus fixé à 19 236 € pour une personne seule ou à 29 507 € pour un couple), ces livrets ne rapportent certes, par beaucoup (1% pour les deux premiers et 1,5% pour le LEP), ils permettent tout de même de mettre votre épargne en sécurité et vous pouvez en récupérer tout ou une partie à tout moment sans frais, ni pénalité.

Par ailleurs, poursuit Michaël Mahiddini, si vous atteignez les plafonds de versements (22 950 € pour le livret A, 12 000 € pour les LDD et 7 700 € pour le LEP), vous pouvez ouvrir un livret bancaire (ou livret B). Comme l’explique Michaël Mahiddini, s’il offre les mêmes avantages que les livrets réglementés, sans plafond de versement, les intérpets sont eux soumis à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux (15,5%).

Devenir propriétaire

L’acquisition d’une résidence principale est un premier pas vers l’épargne sécurisé, explique Michaël Mahiddini, même si c’est rarement pour préparer leur retraite que les acheteurs acquièrent un bien immobilier. En l’absence d’apport personnel important, les actifs de la tranche 30 / 40 ans, peuvent encore jouer sur la durée de remboursement du prêt pour augmenter leur capacité d’emprunt. Ainsi, explique Michaël Mahiddini, cela permet aux acquéreurs des remboursements mensuels plus légers, ou d’acheter une plus grande superficie. Il faut donc s’y prendre le plus tôt possible, poursuit Michaël Mahiddini, dans l’objectif d’avoir mis fin aux remboursements de ses crédits à l’heure de votre départ à la retraite.

Stratégie d’épargne pour les 40 à 50 ans.

En général, les actifs de 40 à 50 ans ont pour eux l’expérience de la gestion de budget. Ils ont dû faire face à de nombreuses situations qu’ils ont appris à gérer. En effet, cette tranche d’âge dépense moins que ce qu’elle gagne et est moins sujette à l’endettement. Mais beaucoup n’ont pas encore réfléchi ou pu se lancer dans l’épargne. Quelles sont les solutions les plus adaptées ? Michaël Mahiddini vous donne des éléments de réponse.

Si vous avez plus de 40 ans et n’avez pas encore de plan d’épargne, il devient urgent de s’y consacrer. La moitié de votre vie active est probablement déjà écoulée. Avoir un régime d’employeur est certainement insuffisant si vous désirez avoir le même rythme de vie à la retraite. Pour savoir combien il vous faut mettre de côté et dans quel type de placement, vous devrez évaluer votre besoin de liquidité mensuel comme retraité.

Or, explique Michaël Mahiddini, vous êtes le seul à pouvoir répondre à cette question. Car chacun a des besoins différents en fonction de ses obligations. Que vous soyez locataire ou propriétaire, il faut anticiper ce que cela vous coûtera de vous loger, vous chauffer, vous nourrir, vous vêtir, etc, une fois la retraite venue. Il faut aussi prévoir les paiements de taxes, les frais de transport, de télécoms, les loisirs, les assurances, les permis, les vacances, les cadeaux, les soins médicaux…

Par exemple, si vous estimez que 3000 € par mois vous seront nécessaires, il faudra que votre épargne, vos rentes de retraite et d’État puissent vous verser 36 000 € nets d’impôt jusqu’à la fin de vos jours, ce montant indexé à l’inflation. La chose ne paraît donc pas simple. Mais il existe des solutions. La première, ne plus perdre de temps, il vous faut établir un plan financier complet. Vous pouvez prendre rendez-vous avec un conseiller en finances personnelles de confiance, un courtier de renom… afin de trouver la solution la plus adéquate à votre situation.

La quarantaine reste l’âge des possibles, explique Michaël Mahiddini. Car, poursuit-il, même si les incertitudes qui prévalent quant à l’avenir de leurs enfants ou de leur retraite, ou même encore de leur avenir professionnel et familial, les éloignent des solutions d’anticipation en les encrant dans la gestion du présent, il n’empêche que la majorité d’entre eux sont devenus propriétaires de leur logement, voire déjà, détenteurs d’un bien locatif ou d’une résidence secondaire. Les quadragénaires ont désormais comme principale préoccupation de se constituer un capital financier pour protéger leur famille. La question de la retraite, quant à elle, se pose de plus en plus – cela vient de l’avenir incertain des régimes de retraite, explique Michaël Mahiddini.

Aussi, la stratégie épargnante la plus adaptée pour cette tranche d’âge, s’organise autour de trois axes prioritaires :

  • Le renforcement de l’épargne de précaution (grâce à toutes les formes de livrets bancaires réglementés ou d’épargne)
  • La souscription à une assurance-vie (le meilleur produit du marché pour répondre à des objectifs sur moyen ou long terme)
  • Le démarrage d’un plan d’épargne retraite en rente (Perp, Madelin …), même sur la base de primes modestes.

Par ailleurs, explique Michaël Mahiddini, si vous travaillez dans une entreprise qui propose de l’épargne salariale, il est grand temps d’en profiter. Qu’il s’agisse d’un plan d’épargne entreprise (PEE) et/ou d’un plan d’épargne pour la retraite collectif (Perco), ces deux solutions peuvent être un gros avantage pour vous.

Stratégie d’épargne pour les 50 à 60 ans.

Les actifs entre 50 et 60 ans se trouvent, pour la majorité d’entre eux, dans la dernière ligne droite avant la retraite. Cependant, la retraite n’annonce pas nécessairement la fin des stratégies possibles d’épargne. Michaël Mahiddini vous conseille de laisser vos actifs investis si vous souhaitez qu’ils vous rapportent suffisamment pour avoir une retraite confortable. Explications.

Dans la cinquantaine, vous ne pouvez pas vous permettre de perdre des dizaines de milliers d’euros comme si vous aviez 30 ans et parce que vous ne pouvez plus compter sur le temps pour vous refaire. Une révision de vos projections financières et un plan de financier abouti vous aideront à faire vos choix.

Acquérir sa résidence principale : La priorité

Si vous faites parti de cette tranche d’âge et que vous n’êtes pas encore propriétaire, explique Michaël Mahiddini, il est encore temps de le devenir. Vous pouvez penser à acquérir une résidence principale pour votre future retraite ou même la mettre en location pour vous assurer un complément de revenu. Complément non négligeable à l’heure de la retraite, précise Michaël Mahiddini. En effet, les loyers encaissés vous permettront dans un 1er temps de rembourser les mensualités de votre prêt.

L’assurance-vie

Le contrat d’assurance-vie est ici le placement de choix, explique Michaël Mahiddini. L’assurance-vie s’avère en effet idéale pour constituer peu à peu des revenus complémentaires pour la retraite.

Ainsi, sur un contrat d’assurance-vie multisupport, vous pouvez alterner entre supports sécurisés en euros et supports en unités de compte. Michaël Mahiddini tient à préciser que la valeur des unités de compte est sujette à fluctuation et dépend de l’évolution des marchés financiers. Ce type de placement n’est donc pas anodin, il est important de bien se renseigner avant de s’y lancer. Enfin, poursuit Michaël Mahiddini, au moment où vous vous rapprochez de votre retraite, il peut être judicieux de sécuriser votre épargne en la plaçant progressivement sur des fonds en euros.

Dans le cas où vous n’auriez pas encore souscrit à un contrat d’assurance-vie, explique Michaël Mahiddini, il n’est pas trop tard. En effet, au bout de 8 ans de détention, vous bénéficierez d’une fiscalité particulièrement avantageuse en cas de retrait puisque les intérêts et plus-values réalisés sont exonérés d’impôt jusqu’à 4 600 € par an pour un célibataire et 9 200 € pour un couple soumis à une imposition commune.

Enfin, précise Michaël Mahiddini, vous pourrez bénéficier, au moment de la retraite, du capital accumulé en mettant en place des rachats partiels programmés ou même, poursuit-il, en transformant votre épargne en rente revalorisée chaque année

L’investissement dans la pierre-papier

L’investissement dans de l’immobilier locatif en direct vous paraît trop coûteux ? La SCPI fiscale, peut être un choix judicieux, nous explique Michaël Mahiddini. En effet les SCPI présentent les mêmes avantages que la détention en direct. Ce type de placement dans la pierre-papier est parfois judicieux à réaliser, précise Michaël Mahiddini, surtout en fin d’année pour minorer, voire gommer ses impôts. Cette acquisition est d’ailleurs plus rapide à effectuer que la vente d’un bien physique, puisque l’on zappe la « case » notaire. De plus, sa fiscalité est quasi instantanée.

Comme le souligne Michaël Mahiddini, la société civile de placement immobilier (SCPI) dotée d’un portefeuille d’immeubles d’habitations, s’achète sous forme de parts et est gérée intégralement par une société de gestion. Cette dernière se charge de piloter à la fois les investissements à la recherche des locataires en passant par l’encaissement des loyers et le paiement des charges (taxes, travaux, etc.). Il y a actuellement sur le marché quatre SCPI Pinel et trois en Malraux. Le ticket d’entrée est accessible avec une souscription allant de 1500 à 10000 €, soit des montants très inférieurs au prix du plus petit studio et accessibles à un très grand nombre d’épargnants.

Par conséquent, avec ce genre d’investissement dans la pierre-papier, précise Michaël Mahiddini, l’épargnant n’a aucun souci de gestion locative, contrairement à la détention en direct d’un bien. De plus, avec plusieurs centaines de logements en portefeuille, le gérant se préserve un minimum du risque de vacance.

Si vous avez entre 50 et 60 ans, ces SCPI vous donnent donc l’opportunité d’investir sur le marché de l’immobilier via un contrat d’assurance vie ou de capitalisation, sans acheter de bien, avec une mise de départ limitée, et sans souci de gestion.

A la clé : des revenus complémentaires, qui vous sont versés par la SCPI sous forme de loyers. Autre atout de la formule : en cas de besoin, vous pouvez revendre vos parts facilement et à tout moment.

© Michaël Mahiddini

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